Pamphile
2 portraits de Pamphile : enfant et adulte.

Biographie détaillée

Pamphile

Ah… vous voulez vraiment savoir qui je suis?

Je m’appelle Pamphile. Oui, c’est mon vrai prénom. Mes parents aimaient sa signification d’origine grecque : Pan pour tout et phile pour aimer. Il intrigue, fait sourire, oblige parfois à répéter… Assez intriguant et poétique pour l’arborer comme nom de scène.

Je suis né à Nantes, en 1994, précisément le jour de mon anniversaire,
le 24 janvier.

Quelques années plus tard, mon père essaie l’accordéon. L’expérience tourne court. Moi, en revanche, je tombe amoureux de cet étrange instrument qui respire, soupire, chante, grince parfois… mais ne laisse jamais indifférent.

Très tôt, les concours s’enchaînent. Les coupes s’empilent sur les étagères. Elles prennent la poussière aujourd’hui, mais j’ai alors compris  à quel point l’accordéon peut faire voyager, raconter des histoires, accompagner des voix, faire danser, faire rire, émouvoir… et même se glisser là où personne ne l’attend.

Et puis, à onze ans, tout s’arrête. Une tumeur cérébrale. Le mot est plus lourd que l’accordéon. Pendant plusieurs mois, je n’ai plus la force de porter l’instrument qui est devenu trop lourd pour moi, alors je continue à jouer dans ma tête. C’est étonnant comme un instrument peut vous accompagner même quand il reste fermé.

Une fois remis sur pied, j’ai repris mon souffle… et mes études musicales au Conservatoire de Nantes, puis au CNIMA (Centre National et International de Musique et d’Accordéon) et enfin au Conservatoire de Gennevilliers. Je collectionne les rencontres et les envies, plus que les diplômes. Bon… je collectionne aussi un peu les diplômes, puisque j’ai obtenu trois DEM (Diplômes d’Etudes Musicales en conservatoire), un en accordéon classique,un en jazz et un en variété de concert. Mais ce que je retiens surtout, au-delà de la technique, c’est qu’une mélodie se nourrit de tous les styles et des écoutes qui l’ont précédée, parfois dans des genres si différents qu’ils sont insoupçonnables.

On me demande souvent dans quel style je joue. Je réponds généralement :
« Oui. »

J’aime le jazz et sa liberté, la chanson qui raconte, les musiques traditionnelles qui traversent les frontières, le klezmer, le rock celtique, les musiques du monde, le théâtre où l’on peut jouer autant avec les mots qu’avec les notes : créer des passerelles entre les styles et entre les personnes. J’ai découvert ce monde  en jouant à Paris avec Philippe Nicaud dans Quai des brumes au théâtre de l’Essaïon, puis j’ai eu la chance pendant le COVID de connaître puis d’intégrer la troupe du théâtre de l’Entr’acte, au théâtre la Ruche à Nantes. Stella dirige désormais ce lieu où l’on se sent bien.

J’aime transmettre en accompagnant des chanteurs, écrire un arrangement sur mesure, former des amateurs ou des professionnels… Voir quelqu’un prendre confiance grâce à la musique est un bonheur qui vaut bien quelques heures de répétition.

Au fil des années sont nés des projets qui me ressemblent : partager mes chansons avec Dualités, ma musique avec mon trio Kordaccord’ ou avec le concert dansé Fusion, passer du jazz, à des musiques aux mesures composées, d’une improvisation à un spectacle dansé, sans demander la permission aux étiquettes.

Je fais également un peu de cor, de guitare, de sax, de piano, de batterie, de didjeridoo et je fais un peu de musique aussi, Je prends un plaisir fou à enregistrer tous ces sons qui dansent ensemble. La musique est à la fois mon moteur, mon loisir, mon travail, mon rêve, mon amour, ma passion. Elle est ce qui donne le plus de sens,  et ce que je peux offrir de plus beau dans ma vie.

Quant à mon accordéon, je sais qu’il peut surprendre quelqu’un qui pense ne pas l’aimer. J’aime voir le moment où les idées reçues commencent à laisser place à une curiosité. Le reste… C’est une histoire de souffle.