Ma vocation, ma passion: l’origine du projet

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Tout petit, j'ai voulu jouer de l'accordéon comme mon père, qui prenait alors des cours avec Didier Letort. Mais l’accordéon était trop lourd pour moi. Il m’a fallu attendre d’avoir l’âge de 6 ans pour pouvoir enfin commencer! 

En primaire, des élèves se moquaient de moi, parce que j’étais différent. On ne savait pas alors que j’avais une tumeur maligne au cerveau. Mais leur attitude changeait lorsque je jouais de l’accordéon. On me traitait de champion. La musique me permettait alors de communiquer, d’être avec les autres, de trouver ma place dans le monde. La directrice de lécole primaire a dit à mes parents : « Votre fils est un vrai musicien, si lui, ne va pas en CHAM (Classe à Horaires aménagés Musique), personne ne mérite d’y aller »… Et j’ai réussi le concours d’entrée, malgré le fait qu’étant alors le plus souvent hospitalisé, je n’assistais plus aux cours depuis le mois d’avril, que je jouais de l’accordéon, non enseigné au conservatoire, et que je déchiffrais à peine la musique puisque je jouais tout d’oreille.

La musique m’a non seulement porté à cette période mais elle m’a aussi aidé à sortir de la maladie. En effet, l’AOPA m’a proposé de faire partie de sa chorale, en 2005. J’ai alors pu retrouver de la force en accompagnant les participants à l’accordéon, lequel me semblait un peu moins lourd lorsque je chantais avec eux. L’AOPA est l’Association Onco Plein Air qui a pour objectif "par des projets extra-hospitaliers, d’améliorer la qualité de vie des enfants et adolescents atteints de cancers et de leucémies et soignés dans le service d’Oncologie Pédiatrique des CHU de Nantes et d’Angers".

En mars 2009, soutenu par l’association « un rêve à vivre », j’ai pu jouer de l’accordéon pour les enfants hospitalisés et même accompagner le chanteur Bénabar au CHU d’Angers. Mon rêve était déjà de devenir accordéoniste.

La musique est en moi, elle est à la fois mon moteur, mon loisir, mon travail, mon rêve, mon amour, ma passion. Au risque de paraître grandiloquent, j’ai le sentiment qu’elle est toute ma vie.

Je rêve de partager ma musique et de pouvoir en vivre, tout en continuant de jouer pour l’AOPA, la banque humanitaire, la SED, et tant d’autres qui ont été un vrai soutien pour moi et pour tant d’autres...